Sortie du documentaire «Quand je serai
vieille, je rangerai mon stylo»
Redécouvrir Claire Martin - avril 2009
Toujours active à 95 ans, Claire Martin est une figure incontournable de la littérature d'ici. Pourtant, s'il n'y avait eu son retour à l'écriture en 1999, elle serait sans doute tombée dans l'oubli. Le documentaire «Quand je serai vieille, je rangerai mon stylo» trace le portrait de cette femme exceptionnelle, dotée d'une farouche indépendance d'esprit et d'un indéniable talent pour le bonheur.
Sur une période de deux ans, les réalisateurs Jean-Pierre Dussault et Jean Fontaine ont cotôré Claire Martin. Ils ont été témoins des étapes de préparation de son dernier livre Le feu purificateur publié aux éditions de l'instant même en avril 2008. Ils ont surtout eu le privilège de recueillir des propos parfois drôles, souvent percutants, toujours touchants. Le parcours singulier et les réflexions de Claire Martin ne laissent personne indifférent.
Le documentaire de 52 minutes «Quand je serai vieille, je rangerai mon stylo» a été présenté les 21 et 29 mars en première au Festival international des films sur l'art de Montréal le FIFA où il a connu un vif succès comme en témoigne des salles pleines. Le film a connu une autre belle sortie au Festival de cinéma des trois Amériques de Québec le FC3A où on affichait complet au Cinéma Cartier. D'ailleurs le cinéma Cartier à Québec et le Cinéma du Parc à Montréal proposeront le film à leur clientèle en mai... (dates à venir). Le film sera diffusé ultérieurement à la télévision par la Société Radio-Canada et ARTV...
Synopsis du film
L’importance
de Claire Martin dans les années 1960 est considérable, dit l’éditeur
Gilles Pellerin. Romancière d’une très grande finesse d’écriture,
on lui doit notamment Doux-amer, un des chefs-d’œuvre de la littérature
québécoise, et Dans un gant de fer, qui établit une nouvelle
relation entre la littérature et la réalité. Puis, c’est
le silence : elle demeure à l’écart de la scène littéraire
pendant plus d’un quart de siècle. « D’ailleurs, si
elle n’avait écrit de nouveau en 1999 Toute la vie, je crois qu’on
l’aurait à peu près oubliée, ce qui serait une terrible
injustice non seulement pour Claire, mais pour nos lettres. »
Celle que nous aurions pu ainsi oublier n’avait pourtant pas manqué
ses rendez-vous avec l’histoire ! En 1945, c’est elle qui annonce,
sur les ondes de Radio-Canada, la fin de la guerre en Europe. C’est encore
elle qui crée une onde de choc au Québec en 1965 avec Dans un
gant de fer, le récit de son enfance sous la tutelle d’un père
monstrueux et dans l’univers étouffant des couvents de religieuses.
Le premier ouvrage explicitement féministe de notre littérature,
diront les critiques.
À 95 ans, Claire Martin n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit.
Entre les honneurs et la publication d’un nouveau livre, nous la voyons
faire ses courses, recevoir ses amis à souper ou s’adonner à
la lecture, « le plaisir par excellence ». Amoureuse de la langue
française, de la littérature et de la vie, elle porte sur son
passé et sur le monde d’aujourd’hui le même regard
lucide, souvent teinté d’humour.
À travers les différentes étapes de son parcours et ses
propos d’aujourd’hui, nous découvrons une femme exceptionnelle,
douée d’un grand courage, d’une farouche indépendance
d’esprit et d’un indéniable talent pour le bonheur.
Projets en développement...
«Des résistants urbains» Un documentaire engagé sur ceux et celles qui s'opposent au modèle unique. Autour de la table, des portraits chaleureux de résistants à l'alimentation standardisée et des solutions qui redonnent sens et saveur aux nourritures du monde.
La
migration vers les grands centres se poursuit; la planète est désormais
urbaine depuis que la majorité des humains vit à la ville. Dans
certains cas, c’est la chute des revenus agricoles qui pousse les gens
à partir. De déception en déception, plusieurs s’en
vont grossir les rangs des bidonvilles et en viennent à ne plus savoir
comment se nourrir. Ce qui leur est offert dans les supermarchés qui
s’installent partout ne leur est pas accessible.
Actuellement, plusieurs projets visent à permettre à ces gens
de mieux manger; tantôt en cultivant «un coin de ville», tantôt
en redistribuant des aliments produits à proximité des limites
de la ville ou carrément en ville. «Green Guerillas», jardiniers
nocturnes qui transforment des terrains vagues en potagers, militants du jardinage
urbain, les modèles alternatifs se sont multipliés.
Des villes, en envisageant autrement leur développement pour protéger
l’activité agricole, permettent à leurs citoyens de se nourrir
eux-mêmes. On jardine sur les toits, les murs et les balcons; on cultive
ses légumes sur les emprises de chemin de fer, on remet en valeur les
espaces désertés pour accueillir de nouveaux maraîchers.
Vancouver et Philadelphie ont même assoupli leurs règles pour permettre
aux résidants de garder quelques poules «à domicile»!
Plusieurs types de cohabitation ville-campagne existent en ce moment; ils illustrent
le fait que la solution à la crise alimentaire peut se trouver juste
à côté. Le Canada a développé une vaste expertise
en la matière. Les spécialistes du CRDI à Ottawa mènent
des projets d’agriculture urbaine dans certains pays en développement
et l’organisme Food Share, établi à Toronto, constituerait
un exemple cité partout à travers le monde.
Phôtos III ... des nouvelles bientôt !
En projet
«Vues d'en Haut» est non seulement un projet documentaire, mais également le développement d'un nouvel outil de tounage, le «Coucou» qui permet de réaliser des images de façon originale et différente à vol d'oiseau.